French version follows
By Mathieu Fleury

There has been a noticeable shift in the ByWard Market from retail to food/night life that has been going on for many years now. The City has put a lot of effort into limiting the number of bars and nightclubs through regulated minimum separation distances.
The City of Ottawa has an interim control bylaw that was meant to control the location and size of night clubs and bars. Since this bylaw was implemented, a new problem has arisen. Restaurants open but then slowly morph into bars.
Lowertown residents are concerned with the challenges around maintaining a desirable business mix for our area. We collectively want a strong, safe, and welcoming ByWard Market. A strong ByWard Market means having locals and tourists of all ages enjoy the area every day of the week.
I spoke at a recent AGCO tribunal appeal, and this was the concern I heard from residents over and over again. There are a number of businesses in the Market that are currently under investigation for illegally transforming from their original permitted purpose.
The main issue is that the Alcohol and Gaming Commission of Ontario (AGCO) doesn’t distinguish between a restaurant and a bar when issuing a liquor license. Every liquor licence issued gives the establishment permission to sell alcohol between the hours of 11 am and 2 am. It is only in extremely rare cases that the AGCO will put restrictions on an establishment. This blanket issuing of licenses encourages establishments to have later opening hours in order to increase their revenue.
You may have seen in the news the dispute between Lowertown residents and the new hair salon/ coffee shop called Headquarters. For a long time this location was Canadian Rug Traders.
I’d like to emphasise that I have no issue with this business having a liquor licence with its current operating hours (9am-7pm Monday to Friday and 9am-5pm Saturday and Sunday), nor does our community in general. Our concern lies with the chance of this business model morphing into a lounge style bar with the hours of operation changing to reflect the broader hours permitted by their liquor licence. In my opinion, since they were asking for a liquor license to supplement the income of the hair salon and café, the liquor licence should have been limited to their current operating hours.
My team and I have been working with community groups to try and bridge the gap between what the City can enforce and what the AGCO regulates. We are currently working with the provincial government to enact changes in AGCO policies. For instance, we’re asking that establishments be forced to reapply for liquor licences if they change owners or business names. In addition, we’re requesting that these establishments obtain a zoning compliance letter from the City. We are encouraging the AGCO to implement restrictions more regularly in order to be compliant with the City’s urban planning goals. Through these measures we will continue to protect the diverse business mix in the ByWard Market.
Combinaison optimale de commerces difficile à maintenir au marché By
Depuis de nombreuses années, le marché By vit de profonds changements alors que les commerces de vente au détail font progressivement place à des restaurants et à des lieux de sorties nocturnes. La Ville d’Ottawa a déployé beaucoup d’efforts pour limiter le nombre de bars et de boîtes de nuit en instaurant par règlement des distances de séparation minimales.
La Ville a aussi adopté un règlement de restriction provisoire visant à contrôler l’emplacement et la taille des boîtes de nuit et des bars. Or, depuis l’entrée en vigueur de ce règlement, un nouveau problème se pose avec l’ouverture de restaurants qui, lentement, se transforment par la suite en bars.
Les résidents de la Basse-Ville sont préoccupés par les enjeux associés au maintien d’une combinaison optimale de commerces dans notre secteur. Nous voulons tous un marché By qui soit dynamique, sécuritaire et accueillant. Un marché By dynamique est un marché qui permet aux résidents et aux touristes de tous âges de profiter du secteur chaque jour de la semaine.
J’ai récemment pris la parole dans le cadre d’un appel présenté devant la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO), et c’est là l’une des préoccupations que les résidents ont soulevée à maintes reprises. Un certain nombre d’entreprises du marché By font actuellement l’objet d’une enquête pour avoir illégalement transformé leurs activités par rapport à l’usage permis initialement.
Le principal problème est que la CAJO ne fait pas de distinction entre un restaurant et un bar lorsqu’elle délivre un permis d’alcool. Lorsqu’un établissement se voit délivrer un permis d’alcool, il a le droit de vendre de l’alcool entre 11 h et 2 h. Dans certains cas extrêmement rares, la CAJO impose des restrictions. Cette façon de délivrer les permis incite les établissements à allonger leurs heures d’ouverture pour accroître leurs revenus.
Vous avez peut-être entendu parler du litige qui oppose les résidents de la Basse-Ville et le Headquarters, un nouveau salon de coiffure jumelé à un café. Pendant longtemps, c’est l’entreprise Canadian Rug Traders qui a occupé les locaux dont il est question.
J’aimerais souligner que, comme la plupart des membres de notre collectivité, je n’ai rien contre le fait que cette entreprise dispose d’un permis lui permettant de vendre de l’alcool dans le cadre de ses heures d’ouverture actuelles (de 9 h à 19 h du lundi au vendredi et de 9 h à 17 h le samedi et le dimanche). Nous nous inquiétons toutefois de la possibilité que cette entreprise se transforme en bar de style lounge et qu’elle change ses heures d’ouverture pour profiter de toute la plage horaire permise par son permis d’alcool. Selon moi, comme l’établissement demandait un permis d’alcool pour compléter le revenu tiré du salon de coiffure et du café, ledit permis aurait dû s’appliquer uniquement aux heures d’ouverture actuelles.
Mon équipe et moi travaillons avec des groupes communautaires pour tenter de combler l’écart entre les règlements que la Ville peut faire appliquer et ce que la CAJO réglemente. Nous collaborons aussi avec le gouvernement provincial pour apporter des changements aux politiques de la CAJO. Par exemple, nous demandons que les établissements soient obligés de faire une nouvelle demande de permis d’alcool en cas de changement de propriétaire ou de nom commercial. De plus, nous demandons que ces établissements obtiennent une lettre de la Ville attestant leur conformité au zonage. Enfin, nous invitons la CAJO à imposer des restrictions de façon plus régulière, en conformité avec les objectifs de planification urbaine de la Ville. Grâce aux mesures déployées, nous continuerons de maintenir la diversité des activités commerciales dans le marché By.
Combinaison optimale de commerces difficile à maintenir au marché By
Depuis de nombreuses années, le marché By vit de profonds changements alors que les commerces de vente au détail font progressivement place à des restaurants et à des lieux de sorties nocturnes. La Ville d’Ottawa a déployé beaucoup d’efforts pour limiter le nombre de bars et de boîtes de nuit en instaurant par règlement des distances de séparation minimales.
La Ville a aussi adopté un règlement de restriction provisoire visant à contrôler l’emplacement et la taille des boîtes de nuit et des bars. Or, depuis l’entrée en vigueur de ce règlement, un nouveau problème se pose avec l’ouverture de restaurants qui, lentement, se transforment par la suite en bars.
Les résidents de la Basse-Ville sont préoccupés par les enjeux associés au maintien d’une combinaison optimale de commerces dans notre secteur. Nous voulons tous un marché By qui soit dynamique, sécuritaire et accueillant. Un marché By dynamique est un marché qui permet aux résidents et aux touristes de tous âges de profiter du secteur chaque jour de la semaine.
J’ai récemment pris la parole dans le cadre d’un appel présenté devant la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO), et c’est là l’une des préoccupations que les résidents ont soulevée à maintes reprises. Un certain nombre d’entreprises du marché By font actuellement l’objet d’une enquête pour avoir illégalement transformé leurs activités par rapport à l’usage permis initialement.
Le principal problème est que la CAJO ne fait pas de distinction entre un restaurant et un bar lorsqu’elle délivre un permis d’alcool. Lorsqu’un établissement se voit délivrer un permis d’alcool, il a le droit de vendre de l’alcool entre 11 h et 2 h. Dans certains cas extrêmement rares, la CAJO impose des restrictions. Cette façon de délivrer les permis incite les établissements à allonger leurs heures d’ouverture pour accroître leurs revenus.
Vous avez peut-être entendu parler du litige qui oppose les résidents de la Basse-Ville et le Headquarters, un nouveau salon de coiffure jumelé à un café. Pendant longtemps, c’est l’entreprise Canadian Rug Traders qui a occupé les locaux dont il est question.
J’aimerais souligner que, comme la plupart des membres de notre collectivité, je n’ai rien contre le fait que cette entreprise dispose d’un permis lui permettant de vendre de l’alcool dans le cadre de ses heures d’ouverture actuelles (de 9 h à 19 h du lundi au vendredi et de 9 h à 17 h le samedi et le dimanche). Nous nous inquiétons toutefois de la possibilité que cette entreprise se transforme en bar de style lounge et qu’elle change ses heures d’ouverture pour profiter de toute la plage horaire permise par son permis d’alcool. Selon moi, comme l’établissement demandait un permis d’alcool pour compléter le revenu tiré du salon de coiffure et du café, ledit permis aurait dû s’appliquer uniquement aux heures d’ouverture actuelles.
Mon équipe et moi travaillons avec des groupes communautaires pour tenter de combler l’écart entre les règlements que la Ville peut faire appliquer et ce que la CAJO réglemente. Nous collaborons aussi avec le gouvernement provincial pour apporter des changements aux politiques de la CAJO. Par exemple, nous demandons que les établissements soient obligés de faire une nouvelle demande de permis d’alcool en cas de changement de propriétaire ou de nom commercial. De plus, nous demandons que ces établissements obtiennent une lettre de la Ville attestant leur conformité au zonage. Enfin, nous invitons la CAJO à imposer des restrictions de façon plus régulière, en conformité avec les objectifs de planification urbaine de la Ville. Grâce aux mesures déployées, nous continuerons de maintenir la diversité des activités commerciales dans le marché By.
