2021 12-1 Feb Heritage Issue Number

The night the war brides arrived: Le soir où quelques épouses de guerre sont arrivées

Le soir où quelques épouses de guerre sont arrivées dans la Basse-ville

By/Par Michel Rossignol
On December 4, 1944, In London, England, a Canadian war bride, Mrs. R.H. Whitmore, makes last minute preparations before the trip to Canada. Photo: Lieutenant Charles Richer, Department of National Defence. LAC-BAC, PA-128181.
Le 4 décembre 1944, à Londres, une épouse de guerre canadienne, Mme R.H. Whitmore, se prépare pour son voyage au Canada. Photo : Lieutenant Charles Richer, Département de la Défense nationale.

Late in the evening of December 20, 1944, a large crowd gathered in Union Station, Ottawa’s busy train station which is now the temporary home of Canada’s Senate. The most excited persons in the crowd were young men wearing army or air force uniforms.

They had returned to Ottawa during the previous weeks, after having completed a tour of duty in the United Kingdom and, together with their parents and friends, they now waited impatiently for the trains arriving from Montreal. The young women they had met and married while overseas had arrived in Canada.

Between 1943 and 1947, approximately 48,000 young women who married Canadian soldiers, sailors, and airmen, arrived in Canada. (A few women in the Canadian military married British men who also arrived in Canada during the same period.) Most of the  Canadian war brides crossed the Atlantic Ocean in 1946 and 1947, but a small number of them made the trip before the end of the war. The war brides who arrived in December 1944 were mostly from the British Isles.

Their journey aboard a crowded ship across a stormy ocean where enemy submarines still lurked under the waves was not a vacation cruise. All the passengers were happy when they arrived safely in Halifax, where they boarded trains for Montreal and other destinations across Canada. The December 21, 1944, edition of the Ottawa Citizen reported that fifteen war brides had arrived in Ottawa.

Some of the war brides carried babies in their arms, so there were many happy grandparents as well as proud fathers in Union Station that snowy December night.

Now re-united, the young couples left Union Station to go home. For some war brides, home was just a short distance from the train station because it was in Lowertown. A francophone air force sergeant arrived at his home on Dalhousie Street with his wife who came from Glasgow, Scotland. The home of another air force sergeant and his wife was on St. Andrew Street.

The war brides who arrived in Canada during and after the war faced many challenges since they were now in a new country and their parents and friends were on the other side of the ocean. However, on that evening in December 1944, there were many joyful reunions, heartfelt welcomes, and hopes for a better tomorrow.

Tard dans la soirée du 20 décembre 1944, plusieurs personnes attendaient dans la Gare Union, la gare très achalandée d’Ottawa (où se trouve aujourd’hui le Sénat du Canada). Les personnes les plus excitées dans la foule étaient des jeunes hommes portant l’uniforme de l’armée ou de l’aviation. Ils étaient de retour à Ottawa depuis quelques semaines après avoir terminé leur période de service au Royaume-Uni.

Avec leurs parents et amis, ils attendaient maintenant avec impatience les trains partis de Montréal car les jeunes femmes qu’ils avaient rencontrées et mariées au Royaume-Uni étaient arrivées au Canada.

Entre 1943 et 1947, près de 48 000 jeunes femmes mariées à des marins, soldats et aviateurs canadiens pendant la Deuxième Guerre mondiale sont arrivées au Canada. (Seulement quelques femmes dans les forces armées canadiennes ont marié des hommes britanniques qui sont aussi arrivés au Canada.) La plupart des épouses de guerre canadiennes ont traversé l’Atlantique en 1946 et 1947, mais quelques-unes ont fait le trajet avant la fin de la guerre.

Les épouses de guerre arrivées en décembre 1944 venaient des Îles britanniques. Sur un navire bondé de passagers, la traversée d’un océan agité par la houle alors que des sous-marins ennemis se faufilaient encore sous les vagues n’était pas une croisière de vacances.

Tout le monde était soulagé lorsque le navire est arrivé sain et sauf à Halifax où les épouses de guerre ont pris des trains pour Montréal et d’autres endroits à travers le Canada. Comme l’a signalé le Ottawa Citizen dans son édition du 21 décembre 1944, quinze épouses de guerre sont arrivées à Ottawa dans la nuit. Quelques-unes portaient des bébés dans leurs bras, donc il y avait à la Gare Union cette nuit d’hiver de nombreux grands-parents heureux en plus de fiers papas.

Maintenant réunis, les jeunes couples ont quitté la gare pour se rendre à leurs domiciles. Quelques épouses de guerre sont arrivées dans des maisons dans la Basse-Ville, à quelques pas de la gare. Un francophone, sergent dans l’aviation, est arrivé à sa résidence sur la rue Dalhousie avec son épouse qui venait de Glasgow en Écosse.

Un autre sergent dans l’aviation et son épouse sont arrivés dans leur maison sur la rue St-André. Les épouses de la guerre qui sont arrivées au Canada juste avant ou après la fin de la guerre ont fait face à de nombreux défis car elles étaient maintenant dans un nouveau pays alors que leurs parents et amis se trouvaient de l’autre côté de l’océan.

Cependant, le soir du 20 décembre 1944, il y avait de nombreuses réunions joyeuses, un accueil chaleureux et l’espoir d’un monde meilleur