2020 11-4 Sept Heritage

A PM’s happy retirement/La bonne retraite d’un pm

The home of Sir Robert and Lady Robert Borden at 201 (now 211) Wurtemburg Street

By Michel Rossignol

One hundred years ago, one of Lowertown’s most famous residents announced his retirement. On July 1st, 1920, Prime Minister Sir Robert Borden told his House of Commons colleagues that he had decided to end his parliamentary career. Borden was exhausted after governing the country during the four tumultuous years Canada was involved in the First World War, and he reached the conclusion that it was time for a change of pace in his life.

After stepping down as Prime Minister, Borden remained active in diplomatic, business and university affairs. However, he could now spend more time at his home called Glensmere at 201 Wurtemburg Street, north of Rideau Street. (The Watergate Apartments building built on the site of the house was given the 211 address.) Sir Robert and his wife Laura loved to invite members of Ottawa’s political and diplomatic elite to Glensmere for dinner.

Sir Robert Borden (1913?). Photo : Laura
Borden. BAC/LAC, C-021314.

 For example, on February 24, 1934, they invited the Ambassador of Poland and William Lyon Mackenzie King, who carefully noted in his diary (now in the Library and Archives Canada collection) that he drank ginger ale instead of sherry and that the dining room was beautiful. On June 15, 1935, Mackenzie King, who became Prime Minister four months later, was again invited to Glensmere. He wrote in his diary that the house and grounds were quite beautiful because of the flowers and green lawn.

Sir Robert and Lady Borden loved nature and enjoyed surrounding their home with beautiful flower gardens and trees. Sir Robert, who loved to play golf, was also happy to have one of the biggest front lawns in Ottawa because he had lots of room to practice his golf swing. The backyard even had a water hazard (the Rideau River).The neighbourhood where Sir Robert and Lady Borden spent their happy retirement was quiet, except for a day in the early 1930s when a loud gunshot was heard.

As noted in the May 6, 1961, edition of Maclean’s Magazine, one of Sir Robert’s neighbours was George Black, the Speaker of the House of Commons from 1930 to January 1935. Mr. Black loved birds, but he hated Lady Borden’s cat when it hunted the birds in his garden. One fateful day, Mr. Black fired his pistol at the cat. A few minutes later, Lady Borden knocked on Mr. Black’s front door and angrily criticized what he had done to her cat. Later that day, Mr. Borden also showed up at Mr. Black’s door, but he did not complain. He told Mr. Black that he was happy because he no longer had to compete with the cat to get Lady Borden’s attention.

Par Michel Rossignol

Il y a cent ans, un des résidents les plus célèbres de la Basse-Ville a décidé de prendre sa retraite. Le 1er juillet 1920, le Premier ministre Sir Robert Borden a annoncé à ses collègues à la Chambre des Communes qu’il avait décidé de mettre fin à sa carrière de parlementaire. Borden était épuisé après avoir gouverné le pays pendant les quatre années tumultueuses de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale et il a conclu qu’il était temps d’opter pour un style de vie plus paisible.

Après avoir quitté le poste de premier ministre, Sir Robert a continué sa participation dans les affaires diplomatiques, universitaire et commerciales. Cependant, il pouvait maintenant passer plus de temps à sa maison, qui portait le nom Glensmere, au 201 de la rue Wurtemburg, au nord de la rue Rideau (on a donné l’adresse 211 Wurtemburg à l’édifice des appartements Watergate construit sur l’emplacement de la maison). Sir Robert et son épouse Laura aimaient beaucoup recevoir à souper à Glensmere des personnes de l’élite politique et diplomatique d’Ottawa. Par exemple, le 24 février 1934, les Borden ont invité à leur table l’Ambassadeur de la Pologne et William Lyon Mackenzie King qui a pris soin de noter dans son journal (aujourd’hui dans la collection de Bibliothèque et Archives Canada) qu’il a bu du soda au gingembre au lieu du vin et que la salle à dîner était belle. Le 15 juin 1935, les Borden ont de nouveau invité à Glensmere Mackenzie King qui est devenu premier ministre quatre mois plus tard. Il a souligné dans son journal la beauté de la maison et des terrains, notamment à cause des fleurs et la pelouse verte.

Monsieur et Mme Borden aimaient beaucoup la nature et entouraient avec enthousiasme leur résidence de jardins de fleurs. Sir Robert aimait beaucoup aussi jouer au golf et il était très heureux d’avoir un très large jardin-avant, un des plus gros dans la Ville d’Ottawa, car il avait beaucoup d’espace pour pratiquer ses coups roulés et ses autres coups de golf. D’ailleurs, l’arrière-cour avait même un obstacle d’eau (la Rivière Rideau).

Le quartier où M. et Mme Borden ont passé une bonne retraite était très tranquille, à l’exception d’une journée au début des années 1930 où on a entendu un coup de feu. Selon l’édition du 6 mai 1961 du magazine Maclean’s, George Black, Président de la Chambre des Communes de 1930 à janvier 1935, était un voisin de Monsieur Borden. Monsieur Black aimait beaucoup les oiseaux, mais détestait le chat de Mme Borden qui faisait la chasse aux oiseaux dans son jardin. Le jour fatidique, Monsieur Black a pris son fusil et a tiré sur le chat. Quelques minutes plus tard, Mme Borden a cogné à la porte de Monsieur Black pour lui dire tout le mal qu’elle pensait de son geste envers son chat. Plus tard dans la journée, Monsieur Borden s’est lui aussi présenté à la porte de Monsieur Black, mais pas pour se plaindre. En effet, Monsieur Borden a dit à Monsieur Black qu’il était heureux car son plus grand rival pour obtenir l’attention de Mme Borden n’était plus.