2020 11-2 April Around the Neighbourhood

We are Lowertowners : At our post for our neighbours

As is everybody these days, we at the Lowertown Community Resource Centre (LCRC) have been thrown for a loop by the COVID-19 crisis. All of our programs have been affected one way or another. While some, like our after-school activities, have been temporarily halted, others are considered essential services, so we plough ahead with adjustments in alignment with guidelines from Ottawa Public Health and the other two levels of government.

Our counselors remain available on a drop-in basis for people in vulnerable situations. They reach hundreds of residents by phone to check in on their well-being and to offer a helping hand (or a sympathetic ear). Our youth workers are carrying out phone outreach with families and are offering support with schoolwork. Some of our activities, such as the food bank at the Community House at 45 Beausoleil St., are rolling on more than ever. And we couldn’t make sure that households in need have access to healthy food without the contribution of our invaluable volunteers…like Michel (Mike) Joanisse and Estelle Séguin.

For over 40 years, Estelle has been a Lowertowner—she raised her kids here. Her husband, Bob, has two children from a prior marriage and together they have four grandchildren. She has been a volunteer at the Community House since it first opened its doors 25 years ago. One of her friends was the coordinator and helped start the food bank. She asked Estelle if she would volunteer and the rest is history!

“I love Lowertown. It’s where I live. I want to be here to serve people. I like folks and I like being at the Community House…you make friends…it becomes a family.”

Mike has been a Lowertowner for 15 years. One day outside the Community House, Estelle stopped him and convinced him to try volunteering. Seven years later and he’s still there! “Mike’s a great guy! He’s always trying to make us laugh. And he often has good ideas for how to improve the programming.”

Mike is a jack-of-all-trades and helps out with tasks such as unloading the delivery truck, stocking shelves and taking care of the garbage and recycling. “I really like lending a hand. It’s part of life.”

Estelle shares this can-do philosophy. “The people who come to the food bank are shy…we put them at ease”, she states. “I was once told ‘If it wasn’t for you, I wouldn’t come back!’ They’re everyday folks, like you and me. It gives me such a good feeling.”

The Community House is a haven for many. Estelle describes it as having “just the right mix: respect, love, confidentiality, and good listening (which I sometimes find hard because I love to chat!).”

Mike’s mom lives in a care home and can only pay her infrequent visits these days and from the other side of a window, at that. He finds it tough but as he says, “We are all in this together. We have no choice.”

The COVID-19 crisis has meant that Estelle has had to stop coming to the Community House the past couple of weeks. She is considered at risk since she had a serious operation in the last year. However, she still finds a way to contribute: we were able to set her up with a laptop at home from where she can do some data entry for the food bank. Still, there’s nothing quite like welcoming folks in person and getting to chat.  It’s this resourcefulness and shared will that are hallmarks of the LCRC. In an exasperated voice, she says, “I can’t stand this! I can’t wait for it to be over!”  

You and us all, Estelle, you and us all! A BIG thank you to you, to Mike and to all of our staff and volunteers.

Community House food distribution volunteers. Picture was taken before the onset of COVID-19

Nous sommes Basse-Villois : En poste pour nos voisins

Comme tout le monde, nous, au Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville (CRCBV), avons été ébranlés par la venue de la crise du coronavirus. Tous nos programmes sont affectés d’une manière ou d’une autre. Certains, comme nos programmes parascolaires et pour aînés, ont été mis sur pause. D’autres sont considérés essentiels et nous continuons à les livrer tout en s’adaptant aux consignes de Santé publique Ottawa et des deux autres paliers gouvernementaux. Nos intervenantes demeurent disponibles pour des rencontres ponctuelles pour aider les gens en situation vulnérable. Elles rejoignent aussi des centaines de nos résidents par téléphone pour de leur bien-être et leur tendre la main. Nos employés qui travaillent avec les jeunes font aussi de l’approche téléphonique auprès des familles, offre des sacs-collation prêt à apporter et un soutien avec le travail scolaire. Certaines de nos activités se poursuivent encore plus que jamais telle la banque alimentaire à la Maison communautaire au 45, rue Beausoleil. Sans l’apport de nos précieux bénévoles, comme Estelle Séguin et Michel Joanisse, nous ne pourrions pas assurer que les ménages en besoin aient accès à une saine alimentation.

Depuis plus de 40 ans, Estelle habite à la Basse-Ville où elle a élevé ses deux enfants. Son mari, Bob, a aussi deux enfants d’un premier mariage. Ensemble, leur vie est enrichie de quatre petits-enfants.
Estelle fait du bénévolat à la Maison communautaire depuis ses tout débuts,  il y a 25 ans. Une de ses amies coordonnait la Maison et a aidé à démarrer la banque alimentaire. Un jour, elle a demandé à Estelle si elle voulait donner un coup de main et « hop ! », le reste s’est fait tout seul !
« J’aime la Basse-Ville. C’est ici que je reste. Je veux être là pour servir le monde. J’aime les gens. J’aime la place où je suis ici à la Maison communautaire…tu te fais des amis…ça devient une famille. »

Pour sa part, Michel, vit à la Basse-Ville depuis 15 ans. C’est Estelle qui l’a accroché un jour devant la banque alimentaire et l’a convaincu de faire un peu de bénévolat. Sept ans plus tard, il est toujours là ! « Michel est un [très] bon gars ! [Il est] toujours en train de nous faire rire. Il a souvent des bonnes idées pour comment on peut améliorer le fonctionnement du programme. »

Michel est un homme à tout faire et aide avec des tâches comme décharger les aliments du camion de livraison, remplir les tablettes et gérer les poubelles et bacs de recyclage. « J’aime donner un coup de main. Ça fait partie de la vie. »

Estelle partage cette philosophie de faire ce que l’on peut. « Les personnes qui viennent sont gênées…on les met à l’aise », raconte-t-elle. « On m’a déjà dit : “Si ce n’était pas pour toi, je ne reviendrais pas !” C’est du monde comme toi et moi. C’est payant mentalement—c’est ça mon bonheur ».
La Maison communautaire est un havre pour plusieurs. Estelle la décrit comme ayant « de tout : le respect, l’amour, la confidentialité, l’écoute (ce qui est parfois dur pour moi, car j’aime ça, jaser !) ».

La mère de Michel habite dans un foyer et, ces temps-ci, il ne peut la visiter qu’à travers une fenêtre. Il trouve ça difficile mais, comme il dit, « Nous sommes tous pris dans cette situation. Nous n’avons pas le choix ».

Dû à un défi de santé pour lequel elle a subi une intervention chirurgicale dans la dernière année, Estelle doit éviter de venir à la Maison communautaire durant cette période COVID-19. Par contre,  elle trouve quand même une façon de contribuer : on l’a installée avec un ordinateur portable à la maison d’où elle peut faire l’entrée de données reliées à la banque alimentaire. Quand même, il n’y a rien comme accueillir le monde en besoin en personne. C’est cette débrouillardise et cette volonté qui sont la marque de commerce du CRCBV. Exaspérée, elle dit : « Je déteste ça ! J’ai hâte que ça finisse. »

Nous autres aussi, Estelle, nous autres aussi ! Un énorme merci à toi, à Michel et à tous nos employés et bénévoles.