2021 12-1 Feb Around the Neighbourhood

Des Gens Comme Vous

À la rencontre des membres du C.A. du CRCBV

Par : L’équipe du CRCBV

Ce mois-ci, l’équipe du Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville veut vous faire découvrir des membres du Conseil d’administration, des bénévoles qui évoluent dans notre quartier et qui ont à cœur son épanouissement.

Des 11 membres du conseil d’administration, nous vous en présentons aujourd’hui trois :  Herman Ntawe, Valerie Proctor et Jolane T Lauzon.

Qui êtes-vous et que représente la Basse-Ville pour vous?

Membres du C.A. du CRCBV en réunion virtuelle / LCRC Board members in an online call : Herman Ntawe, Valerie Proctor, Jolane T. Lauzon.

HERMAN NTAWE Je me présente comme un homme riche—ça parait bizarre, mais c’est ça. Je suis marié, père de cinq enfants et grand-père de deux petits-fils. J’ai obtenu une maîtrise en agronomie en Allemagne et après être retourné travailler pendant plusieurs années dans mon pays natal, le Burundi en Afrique, j’ai immigré au Canada en 2015.
La Basse-Ville, c’est vraiment mon chez-moi. Il y a lieu de comprendre que les choses essentielles comme la sécurité, sont importantes pour moi, et je les trouve et je les vis dans la Basse-Ville.

VALERIE PROCTOR Je suis une enseignante à la retraite et, avec mon mari, j’ai fondé le premier magasin d’aliments d’Amérique latine à Ottawa (Mercado Latino). La Basse-Ville c’est chez moi depuis 42 ans. Ici on a un mélange de personnes, riches et pauvres, jeunes et vieilles, de partout dans le monde. Même si on a des choses à améliorer, on ne peut pas, selon moi, trouver un meilleur quartier pour vivre.

JOLANE T.  LAUZON (présidente) Je suis originaire de la grande région de Montréal et j’habite à Ottawa depuis 2015. Je suis avocate au Tribunal canadien des droits de la personne.
Je n’habite pas dans la Basse-Ville mais en temps normal, je la traverse à chaque jour pour aller travailler. Pour moi, la Basse-Ville c’est le cœur de la ville d`Ottawa. C’est un quartier multiculturel et accueillant pour tous les nouveaux arrivants et même moi, qui n’est pas originaire de la ville, je m’y suis tout le temps sentie accueillie.

Pourquoi vous impliquez-vous au C.A. du CRCBV?

HERMAN Quand je suis arrivé au Canada, j’ai été obligé de solliciter les services du CRCBV, et ce qui m’a impressionné c’est vraiment l’accueil chaleureux, que je n’avais jamais vécu nulle part ailleurs. Je sens une certaine dette morale envers mon pays hôte et je veux m’impliquer davantage là où je peux pour le bonheur des autres. Je suis très fier d’appartenir au C.A.

VALERIE Je pense que c’est le désir de faire du bénévolat pendant ce temps de ma vie où je n’ai pas besoin de travailler qui m’a mené à m’impliquer dans le CA. J’ai un désir de servir la communauté, comme je peux.

JOLANE J’avais vraiment le goût d’aider les gens directement alors que dans mon emploi ce n’est pas toujours très concret.  J’ai commencé comme bénévole avec les cliniques d’impôts et après à la banque alimentaire. M’impliquer au sein du CA me permet de mieux comprendre le milieu communautaire…ça me donne vraiment une perspective différente de ma communauté. J’aime avoir plus d’impact sur les décisions qui sont prises.

Quel impact a le CRCBV dans la vie des résidents et quelle incidence pourrait-il avoir davantage dans l’avenir?

HERMAN Les programmes du centre répondent réellement aux préoccupations majeures des résidents. Je ne pense pas que les résidents pourraient se passer des services du Centre. Selon moi, l’avenir du Centre passe par une plus grande implication de la part des résidents. Je crois à l’adage : « tu ne peux pas faire quelque chose pour moi sans moi ».

VALERIE Je trouve que malgré tous ses avantages, la Basse-Ville a une grande concentration de gens en situation de vulnérabilité. Le CRCBV, avec d’autres organismes, aident beaucoup ces personnes. J’aimerais voir les gens qui n’ont pas besoin des services du CRCBV y être plus connectés.
J’ai un souhait : que le Centre fasse plus pour les jeunes entre 13 et 18 ans. Les ados d’aujourd’hui sont les adultes de demain.

JOLANE Le CRCBV est une oreille pour les gens qui ont besoin d’être entendus. Par exemple, quand les gens viennent à la banque alimentaire, ils ne viennent pas juste chercher de la nourriture, ils viennent aussi rencontrer des gens qui sont là pour les écouter, qui vont sourire, et juste jaser. Dans le futur, je crois que le CRCBV doit davantage être là pour favoriser l’inclusion, la diversité et l’équité. C’est quelque chose de très important dans un quartier qui est extrêmement diversifié.